La transplantation rénale consiste à prendre
l'organe (greffon) offert par un donneur
vivant ou prélevé sur un corps en mort
encéphalique pour l'implanter chez un
receveur dans le besoin.
L'insuffisance rénaux
Chronique Terminale (I.R.C.T) constitue en
Algérie un véritable problème de santé
publique, 10 000 insuffisants rénaux (IR)
sont recensés en dialyse. La prise en charge
est lourde ; d'où la nécessité impérieuse de
considérer la transplantation rénale comme
une solution.
La transplantation
rénale est aujourd'hui le traitement de
référence des patients atteints I.R.C.T.
Les 1ères greffes sont
réalisées en 1986 à partir de donneurs
vivants apparentés à Alger et à Constantine
et en 2002, la première greffe sur donneur
cadavérique à Constantine (4 à 6 puis arrêt)
L'éthique :
L'éthique en sciences
médicales ou bioéthique : Démarche qui aide
à résoudre les dilemmes nés des tensions et
contradictions entre l'art des sciences
médicales et les valeurs humaines,
culturelles, religieuses entre le patient,
le médecin et la société. La transplantation
à partir de donneur vivant (DV) dans le
monde varie en fonction des religions, des
cultures et des lois de chacun des pays et
surtout de leur développement
socio-économique. Exemples :
Pays Anglo-saxons :
on dispose pleinement de son organisme.
Pays asiatiques :
selon les différences culturelles
Japon :
75% donneur vivant (Le prélèvement sur
cadavre est une profanation)
Le DV constitue une
source non négligeable dans beaucoup de pays
par rapport au Donneur Cadavérique.
Les différences étant
essentiellement dues aux raisons éthiques,
culturelles, religieuses et à la pénurie de
greffons cadavériques. Exemples : les
Donneurs Vivants représentent selon les pays
des pourcentages variés :
Norvège : 45%, Grande
Bretagne : 25%, Suisse : 15%, France : 05%,
Etats-Unis : 50%
En Algérie
Les 1ères greffes sont
réalisées en 1986 à partir de donneurs
vivants apparentés (DVA), 2002 : 1ère
greffe sur donneur cadavérique à Constantine
(4 à 6 puis arrêt)
La transplantation
rénale à partir de DVA en Algérie pose un
problème éthique : sujet sain par
définition, exposé aux risques (chirurgicaux
et autres).
Le prélèvement autorisé
selon la loi concerne le donneur vivant.
Art 161, 17-02-1985 : le
prélèvement et la transplantation d'organe
ne peuvent faire l'objet d'aucune
transaction financière. Art 162, 17-02-1985
:
Le prélèvement d'organe
ne peut être pratiqué sur des personnes
vivantes que s'il ne met pas en danger la
vie du donneur.
Exigence d'un
consentement éclairé, signé avec deux
témoins.
Donneur : sujet majeur
Le prélèvement est
Interdit sur les personnes atteintes de
maladies de nature à affecter le receveur et
privées de discernement.
Donneur
cadavérique :
En Algérie :
Aucun obstacle au
prélèvement d'organes sur cadavres.
Le seul écueil réside
dans la logistique et l'organisation, reste
la solution de l'avenir
Loi 17-02-1985 Art 164 :
le prélèvement sur des personnes décédées
peut se faire après constatation médicale et
légale du décès et se fera avec le
consentement écrit de la personne de son
vivant ou d'un des membres adultes de sa
famille.
Donneur vivant non apparenté
-
Problème d'éthique
-
Dérapage commercial
Sur le plan médical, la
transplantation rénale est considérée
aujourd'hui comme le traitement de référence
de l'I.R.C.T surtout à partir de DVA :
-
Meilleurs résultats
-
Meilleure qualité de
vie
-
Coût moindre
Préparation à la greffe rénale
Les lois législatives et
les principes universels de l'éthique à
savoir signelent en matière de greffe rénale
:
-
l’Obligation de
compétences
-
L'intention
thérapeutique
-
Le principe d'équité
-
Le respect de la
personne (intégrité, volonté, personnalité
du donneur et du receveur,..)
La sélection du donneur
: répond au critère intrafamilial de 1er
degré (Mère / Père, Frère / Sœur, Descendant
majeur, Conjoint ?)
Paramètres conditionnant
l'attribution d'un greffon à un receveur
:
-
Compatibilité
tissulaire
-
Compatibilité ABO
-
Compatibilité
Antigénique HLA
-
Absence d'anticorps
anti-HLA préformés.
Conclusion :
Le prélèvement à partir
de donneur cadavérique et le don d'organes
(DV) sont conditionnés par beaucoup de
divergences, d'expressions religieuses,
culturelles, des développements
socio-conomiques de chaque pays et des
moyens mis en œuvre pour la prise en charge
de l'I.R.C.T
Peut-on donner un organe
pour aider son prochain ?
Oui ! Dans le respect
des lois fondamentales, universelles et
bioé-thiques ; en préservant l'intégrité du
corps en mort encéphalique et en protégeant
le donneur vivant.