Selon le professeur Rayan, président de la
SANDT et de la direction générale du CHU
d’Hussein Dey, l’hôpital Parnet, a deux
aspects : honorer les donneurs et receveurs
d’organes, du rein notamment, en leur
distribuant des tableaux d’honneur en guise
de témoignage pour leur courage, et lancer
des campagnes de sensibilisation et
d’information au profit de la population sur
l’importance du don d’organes.
Dans ce contexte, le président de la société
a annoncé la création d’une association
nationale de promotion de la transplantation
d’organe (rein, foie, cornée), d’ici la fin
de l’année en cours. Et d’appeler la société
civile à s’impliquer davantage en
coordination avec les spécialistes en
néphrologie, les associations de malades
pour sensibiliser et informer la population
sur cette opération qui, dira-t-il,
permettra de sauver la vie de plusieurs
malades.
D’autant plus, explique le professeur, que
la religion est favorable à cette opération,
conformément aux principes de la charia. De
son côté, le professeur Benabadji, chef de
service de néphrologie au CHU de Beni
Messous a souligné la nécessité d’élargir le
cercle de prélèvements d’organe limité juste
à la famille proche du malade (père, mère,
frère et sœur), pour une meilleure prise en
charge des malades sur l’ensemble du
territoire national.
Explicite, il dira que la législation
actuelle stipule que le prélèvement d’organe
ne peut se faire qu’à partir des donneurs
apparentés : ascendants, descendants et
collatéraux. «Ce
cercle est trop étroit et n’est nullement en
mesure de répondre à un important besoin de
santé publique», a-t-il
précisé. Et d’ajouter, en s’interrogeant :«Pourquoi
ne pas étendre ce cercle aux cousins, entre
conjoints et beaux-parents, grands-parents,
oncles et tantes, cousins germains et
généraliser le prélèvement cadavérique ?»
Par ailleurs, le professeur Benabadji a fait
savoir que donner un organe permet de vivre
plus longtemps. Comment ? «Il
faut dire que celui qui donne son rein, par
exemple, a beaucoup plus de chances de mener
une vie longue et saine. Cela peut étonner
beaucoup de monde, mais c’est une vérité car
le donneur d’un organe est souvent soumis à
des examens médicaux fréquents et cela
permet de prévenir d’éventuelles
pathologies»,a-t-il expliqué. Alors,
donner un organe à une autre personne ou son
prélèvement d’un cadavre demeurent encore un
sujet sensible dans notre société et,
pourtant, la survie de milliers de malades
dépend d’une simple greffe. Des cartes de
donneur d’organe seront bientôt
opérationnelles.
Pour prendre contact et devenir un donneur
d’organe après la mort, il suffit d’appeler
au 021 49 56 04 hôpital Parnet (Hussein Dey)
ou au 021 93 14 22 service néphrologie au
CHU Beni Messous ou, enfin, au 038 86 11 96
service de néphrologie du CHU de Annaba.